LES PARTIES DU DISCOURS 3

  1. #1
    أبو ياسر

    أبو ياسر مدون نشيط

    -3 - LES PARTIES DU DISCOURS



    L'ADJECTIF QUALIFICATIF


    1) Morphologie


    C'est un mot qui varie en genre et en nombre, genre et nombre qu'il reçoit, par le phénomène de l'accord, du nom auquel il se rapporte.


    Les adjectifs dont la marque du genre n'est pas visible sont appelés épicènes : ce sont ceux qui se terminent naturellement par un e : facile, possible... Certains, d'autre part, ne portent pas la marque du nombre parce que, comme certains noms, ils se terminent par un s ou un x : gros, vieux...


    Certains adjectifs sont invariables parce qu'ils ont été l'objet d'une dérivation impropre : leur nature originelle était différente : marron, chocolat....


    2) Contexte


    L'adjectif se joint à un nom, parfois devant lui, souvent derrière lui, le plus souvent tout près de lui (sauf pour l'attribut : le verbe s'intercale entre le sujet et l'adjectif). On dit traditionnellement qu'il se rapporte à un nom, ou à l'un de ses substituts. N'importe quel élément utilisé en situation d'adjectif se transforme en adjectif, souvent invariable. Il faut pourtant reconnaître que les possibilités de dérivation impropre sont plus limitées que pour le nom.


    La majorité des adjectifs sont susceptibles d'être modifiés par un adverbe et de porter les marques du degré : comparatif ou superlatif. Exceptions : ceux qui déterminent fortement le nom, à la manière d'un complément du nom : le voyage présidentiel (= le voyage du président) ; une dignité sacerdotale ; une encyclique papale... Il n'y a pas de voyage plus présidentiel qu'un autre !


    Les adjectifs bon, mauvais, petit possèdent des comparatifs synthétiques : meilleur, pire, moindre.


    Les adjectifs peuvent être coordonnés à d'autres éléments qui jouent le même rôle qu'eux : un complément du nom, une subordonnée relative.


    Certains adjectifs peuvent être suivis d'une expansion, d'un complément de l'adjectif : il est fier de son succès.


    3) Syntaxe


    Un adjectif n'a que trois fonctions possibles : un adjectif est apte à servir d'épithète, d'apposition ou d'attribut à un nom (ou un de ses substituts).


    Rappels : l'épithète est juste à côté du nom, dans son syntagme ; l'apposition est à côté, mais détachée ; l'attribut est relié au nom par un verbe (souvent d'état, pas seulement), et fait partie du syntagme verbal.


    4) Sémantique


    L'adjectif sert à caractériser, décrire un élément de la réalité représenté par le nom, apporter un renseignement concret ou abstrait ; on dit traditionnellement : qualifier ; on dit aussi qu'il exprime une manière d'être : cette expression risque d'entraîner une confusion avec le complément de manière, qui concerne l'adverbe.


    Exemples d'éléments utilisés comme adjectifs :


    1) Jeanne d’Arc : nom propre, normalement :


    — Elle fait très Jeanne d’Arc : l'expression, qui reste invariable (nature d'origine oblige) est utilisée comme attribut du sujet (faire = avoir l'air, paraître) ; elle est modifiée, renforcée par un adverbe de degré ; elle sert à caractériser le sujet, sans exprimer une identité avec lui : c'est une utilisation d'un nom propre comme adjectif.


    2) schtroumpf : mot passe-partout, ayant toutes les natures qu'on veut, merci Peyo :


    — Il est très schtroumpf. (attribut + degré)


    — Le plus schtroumpf des deux n'est pas celui qu'on pense. (superlatif)


    LE VERBE


    1) Morphologie


    C'est un mot qui se conjugue (cas extrême et unique de variabilité) : en mode, temps, voix, personne, nombre ; voire en genre au participe (passé surtout : en particulier derrière l'auxiliaire être). Le verbe tient les désinences de personne, nombre et genre de son sujet, avec lequel il s'accorde.


    Par exemple : (avant qu'elle) eût été changée est au subjonctif plus-que-parfait passif, 3ème personne su singulier, féminin.


    2) Contexte et Syntaxe


    (il est artificiel de séparer les deux pour le verbe)


    Le verbe est le pivot de la phrase, précédé de son sujet, suivi des autres fonctions essentielles, éventuellement accompagné de compléments circonstanciels.


    Le verbe est le noyau du syntagme verbal : quand le verbe se réalise dans une phrase, il est le plus souvent suivi de compléments essentiels (CO), ou d'un attribut. Il peut être aussi accompagné de compléments facultatifs (circonstanciels, adverbes) qui ne font pas partie du syntagme verbal ; le syntagme verbal peut aussi se réduire au verbe seul.


    Le syntagme verbal est l'un des deux éléments essentiels de la phrase, le premier étant le sujet, du moins dans la phrase normalement construite. Sujet et syntagme verbal entretiennent entre eux des relations de nécessité et de réciprocité : il n'y a pas de sujet sans verbe, ni de verbe sans sujet ; c'est la base de la phrase.


    Les fonctions primaires dépendent du verbe, quand celui-ci se réalise dans une phrase. Dans d'autres cas, le verbe, à l'infinitif et au participe, est considéré comme nominalisé ou adjectivé : il peut être sujet, COD / épithète... ; mais il conserve la capacité d'être suivi d'un complément verbal : infinitif + COD / participe passé + complément d'agent.


    3) Sémantique


    On dit traditionnellement que le verbe exprime une action, faite ou subie, ou un état. Ce n'est pas suffisamment significatif, ni déterminant, et ce genre de définition manque d'unité.


    Le verbe exprime ce qu'on appelle un procès : c'est-à-dire quelque chose qui se déroule ou se situe dans le temps (cf. processus). Par comparaison, le nom est statique. Si le nom était une photographie, le verbe serait un film. Le verbe a, dit-on, une capacité à exprimer le temps mille fois (?) supérieure à celle du nom. Tous les verbes ont cette capacité.


    Selon un autre point de vue, qui reste lié à la syntaxe, le verbe est l'élément essentiel du prédicat : une phrase est constituée de quelque chose dont on parle, qui est le sujet, et de ce qu'on en dit, le commentaire qu'on en fait, qui est en principe centré sur le verbe, et qu'on appelle donc prédicat. Il y a aussi des phrases non verbales où le prédicat ne contient pas de verbe, parce que c'est un verbe faible qui est sous-entendu :


    Un génie, cet Einstein ! (être)


    Sur les toits, une forêt d'antennes de télévision. (il y a)


    On peut compléter l'étude sémantique du verbe en réfléchissant sur les notions traditionnelles d'action, état, existence... On aboutit à des classements sémantiques utiles pour l'étude des fonctions.


    On peut détailler l'étude en envisageant ses différentes constructions, ce qui relève de la syntaxe, mais entraîne des aspects sémantiques : verbes transitifs, intransitifs, attributifs ; verbes impersonnels ; auxiliaires, et semi-auxiliaires, verbes qui fonctionnent pratiquement comme tels, et servent à introduire un infinitif, comme devoir, vouloir, pouvoir, et plus encore aller (futur proche) et venir de (passé récent), etc.


    L'ADVERBE


    1) Morphologie


    C'est un mot invariable.


    Certaines exceptions s'expliquent par un usage archaïque : en ancien français, l'adverbe et l'adjectif étaient un peu confondus, et on accordait parfois l'adverbe. Ex : des fleurs fraîches écloses ; elles sont toutes joyeuses (adverbe qui s'accorde pour des raisons euphoniques devant un adjectif féminin commençant par une consonne) ; des portes grandes ouvertes.


    Certains adverbes sont en corrélation : ne... que / ne... pas (restriction / les négations).


    2) Contexte


    On distingue l'adverbe de mot et l'adverbe de phrase.


    Le premier se joint à un autre mot, avec une place fixe, le plus souvent devant lui (sauf pour le verbe) : il se joint surtout à un verbe, un adjectif, un autre adverbe : il parle bien / très beau / très lentement ; mais aussi quelquefois à des mots de liaison, comme une préposition, une conjonction de subordination : bien avant la nuit / bien avant que la nuit tombe ; certains adverbes s'ajoutent à une conjonction de coordination, toujours derrière elle : et ensuite / ou alors / mais encore ; à un introducteur : voici déjà la nuit ; à un mot phrase : oui certes / merci bien ; on peut pratiquement dire qu'il se joint à n'importe quelle autre partie du discours, sauf en principe au nom, mais on trouve au moins un adverbe qui peut précéder le syntagme nominal dans certaines fonctions, le sujet particulièrement : même mon frère, même Paul était absent.


    L'adverbe peut être aussi, et c'est fréquent, adverbe de phrase. Quand on dit qu'il se joint à un verbe ou à un introducteur de sens verbal, c'est plutôt à la phrase entière qu'il s'ajoute la plupart du temps, et d'autant plus nettement qu'il est mobile, ce qui est la caractéristique d'un complément de phrase. Une exception est pourtant à relever : la négation est un adverbe de phrase, mais n'est pas mobile, sans doute en raison de sa forme corrélative qui la place de part et d'autre du verbe : Il ne rit jamais.


    Certains adverbes peuvent, ou doivent être suivis d'une expansion, d'un complément de l'adverbe : Conformément à notre décision,... Parallèlement à cette action...


    Certains adverbes jouent un rôle de coordonnants, particulièrement dans l'articulation logique : pourtant, néanmoins, en outre... Ils restent adverbes dans la mesure où ils n'ont pas une place fixe.


    3) Syntaxe


    En principe, l'adverbe n'assume pas une fonction essentielle. Il est supprimable. Il assume une fonction de type profondément sémantique, telle une fonction circonstancielle pour un adverbe de phrase. On ne peut pas définir précisément de fonction (cataloguée) pour un adverbe de mot.


    Certains adverbes sont pourtant difficilement supprimables, sous peine de modification importante du message ; ceux qui sont intégrés sémantiquement au groupe verbal ne le sont pas du tout : vouloir bien (= accepter). Il y a en effet des fonctions adverbiales essentielles : dans Il chante faux, l'adverbe ne paraît pas vraiment supprimable ; certes Il chante est correct, mais le prédicat comporte plus l'idée de la fausseté que l'idée du chant.


    4) Sémantique


    Les aspects sémantiques de l'adverbe sont multiples. L'adverbe a surtout pour rôle de modifier sémantiquement un autre élément.


    On trouve pour les adverbes de phrases les circonstances de base comme le temps (hier, aujourd'hui, demain, tout à l'heure...), le lieu (ici, là, çà et là ...), la manière (vite, doucement...), l'opposition (pourtant, cependant, néanmoins)... Certaines circonstances ne sont pas adverbialisables parce qu'elles correspondent à une réalité ou à un fait précis, exprimé sous forme phrastique, ou nominale.


    Les adverbes de mots expriment surtout le degré, l'intensité ou la quantité : bien, plus, très, tout...
     
  2. #2
    amzwag27

    amzwag27 مدون

    رد: LES PARTIES DU DISCOURS-3-

    شكراااااااااااااااااا جزيلاااااااااااااااااااا


     
  3. #3
    أم شيماء

    أم شيماء مدون مشارك

    رد: LES PARTIES DU DISCOURS-3-

    merci infiniment monsieur * abou yassir * sur ce que tu nous a apporté comme sujet, vraiment ce genre de définitions est necessaire surtout pour nous les professeurs , en classe avec nos élèves,on doit obligatoirement savoir ces définitions ,si non on risque d'avoir la difficulté pour trasmettre ce que nous voulons leur donner comme connaissance... moi je trouve qu'un prof dans sa classe commet des fautes de langue ,est vraiment honteux...Donc c'est obligatoire qu' il connait toutes les régles.J ' ai une petite remarque
    , c'est que dans AL MONTADA ,quand quelqu'un intervient dans un sujet en français,il commet beaucoup de fautes de langue, je trouve ça honteux ... pourquoi ? car ,ce sont des prof...et comment vont ils faire avec leurs élèves
    vraiment je suis désolée pour eux ...mes meilleurs voeux à tous les prof à l' occasion de ramadan
     
  4. #4
    أبو ياسر

    أبو ياسر مدون نشيط

    رد: LES PARTIES DU DISCOURS-3-


    الأخت الفاضلة : مريم
    تحية أخوية ، وشرف لي أن أكون في خدمة كل أعضاء منتديات صناع الأجيال .
    يمكنك الاطلاع كذلك على الجزء الأول و الثاني من الموضوع على الرابطين:

    الجزء 1 :

    http://www.alajyalmakers.com/ajyal/11014

    الجزء 2 :

    http://www.alajyalmakers.com/ajyal/11019


    لك مني أطيب تحية .
     
  5. #5
    أم شيماء

    أم شيماء مدون مشارك

    رد: LES PARTIES DU DISCOURS-3-

    مشكور أخى أبو ياسر على ردك ؛
    جزاك الله خيرا.
    تحياتى...
     
  6. #6
    أبو ياسر

    أبو ياسر مدون نشيط

    رد: LES PARTIES DU DISCOURS-3-

    العفو أختي مريم
    في خدمة المعهد وصناعه