غيرة خلاقة

  1. #1
    منصف

    منصف مدون جديد

    أستاذين فرنسيين سافرا إلى فنلندا قصد مقارنة النظام التربوي هناك بالمظام التربوي الفرنسي و ذلك على ضوء نتائج التصنيف الذي اعتمدته منظمة OCDE (منظمة التعاون و التنمية الإقتصادية) بعد الإختبارات الدولية الأخيرة . إليكم ما توصلا إليه :


    Eléments de comparaison des systèmes éducatifs en France et en Finlande
    Parce que le rapport PISA de l’OCDE a mis en évidence que les élèves finlandais arrivaient en tête en lecture, 4èmes en mathématiques et 3èmes en connaissances scientifiques, nous avons voulu savoir quels étaient les principes de fonctionnement du système d’enseignement finlandais, afin d’amorcer une comparaison avec le système éducatif français, au sein duquel la « massification » a beaucoup de mal à devenir une démocratisation.
    La question que nous nous sommes posée était la suivante : ce qui est possible en Finlande et qui génère de la réussite scolaire l’est-il en France ? Notre connaissance désormais un peu plus élaborée du système éducatif Finlandais ne nous permet pas de répondre d’emblée positivement.
    Il y a en Finlande une beaucoup plus grande homogénéité. Il n’y a pas de zones défavorisées, du moins pas aussi profondément que chez nous. Il n’y a quasiment pas d’immigration et même s’il y a de la sélection de la part de certaines écoles, le regard porté sur l’école est égal dans toutes les couches de la population : elle est faite pour réussir. Faire la classe est donc plus aisé.
    Par ailleurs la Finlande est un grand pays, mais peu peuplé. Chaque habitant compte, et donc chaque élève. En pensant à chaque élève, l’Etat pense à l’économie du pays. En France, le monstre que représente l’Education Nationale ne peut pas être aussi regardant et peut se permettre un peu de gâchis, malgré la bonne volonté de tous les participants.
    Pour les mêmes raisons peut-être, le regard porté sur les enfants est différent en Finlande et en France. En Finlande, on voit l’enfant. Cela est particulièrement sensible à l’âge préscolaire qui s’éternise jusqu’à sept ans ; il ne faut pas le forcer, il faut attendre qu’il soir prêt. En France, le regard est pratiquement tourné tout entier vers l’élève, et ce le plus rapidement possible puisque désormais on scolarise à deux ans et demi, au cycle des « apprentissages premiers ». Les Finlandais prennent le temps de materner, nous travaillons dans l’urgence du rendement scolaire. Pourrons-nous évoluer ? Cela paraît difficile tellement l’obligation de rendement est ancrée dans la conscience des enseignants, tout au long de la chaîne éducative. Ces derniers ont d’ailleurs un comportement pédagogique différent : le maître en Finlande se tient en retrait derrière le savoir et le matériel qui lui permet de le transmettre, et du coup prend le temps d’observer l’enfant. Le maître en France, comparé à cela, se met plutôt en avant, donne souvent l’impression d’avoir à faire une prestation, il est toujours en train de passer un examen, c’est le résultat de sa formation.
    Pour toutes ces raisons, les élèves en Finlande sont portés par leur entourage, parents, professeurs, politiques. Tandis qu’en France ils font partie d’une masse un peu anonyme. Chaque élève en Finlande a donc une place dans le système et tout est fait pour qu’il la trouve. Ce qui ne veut pas dire que les places sont interchangeables. L’école en Finlande comme en France est la reproduction des classes sociales, même si ces classes ne sont pas aussi contrastées que chez nous, de par l’Histoire.
    Si nous devions évaluer, nous dirions qu’en Finlande on réussit dans des conditions privilégiées, tandis qu’en France on réussit compte tenu des conditions difficiles.
    Par conséquent, vouloir en France, comme en Finlande, définir un socle commun de connaissances en vue d’un BAC accessible à tous, autrement dit recréer les conditions de réussite de la Finlande, nous paraît dangereux : compte tenu des écarts si grands entre les élèves et des difficultés rencontrées pour prendre en compte chacun, cela reviendrait forcément à désavantager fortement les bons élèves, et cela accroîtrait encore la fuite vers l’enseignement privé (qui n’existe pas en Finlande, 1%). Donc ce qui est possible en Finlande ne l’est peut-être pas en France.
    En France, plusieurs révolutions scolaires ont déjà eu lieu :
    -Celle de Jules Ferry en 1881 qui met en place l’école laïque et gratuite sur tout le territoire.
    -Celle des années 60-80, avec un immense effort de scolarisation, qui démultiplie les années passées à l’école, en amont par l’extension de l’école maternelle, en aval par la scolarisation des 12-16 ans.
    -Celle qui, à partir des années 80, réalise l’explosion des lycées, la massification des diplômés, mais aussi, trop souvent, la dissociation entre le diplôme et l’entrée dans le métier. La désillusion est alors parfois d’autant plus grande que l’échec scolaire signifie souvent marginalisation, voire exclusion sociale ou du moins retard par rapport aux mutations technico-économiques.
    -La période actuelle, enfin, depuis 1995, si elle ne propose pas de nouvelles évolutions structurelles, essaie de réformer les pratiques pédagogiques, des pédagogies de contrat aux projets, en passant par la différenciation et les travaux interdisciplinaires.


    Les niveaux de la scolarité en France
    La Maternelle
    Spécificité française par excellence et fleuron du système éducatif français, ce niveau de pré-scolarisation non obligatoire, mais très fréquenté, représente un mode original de prise en charge des jeunes enfants, les objectifs étant de scolariser, socialiser et faire apprendre. D’abord école de la spontanéité (celle du comportement maternel) où la place du jeu est prépondérante,l’école maternelle a progressivement valorisé les activités d’expression, de créativité, avant de devenir actuellement une véritable école pour apprendre, solidaire de l’école élémentaire dont elle constitue le premier cycle, cycle des apprentissages premiers.Depuis la loi d’orientation de 1989, l’on a ainsi tenté de développer l’accueil des touts petits (deux ans et demi), en particulier dans les zones les plus défavorisées, afin de repérer précocement et prévenir au maximum les difficultés, notamment dans la maîtrise de la langue. L’école maternelle est ainsi conçue comme un outil d’intégration, dans une société beaucoup plus hétérogène que la Finlande, le pari étant que la maternelle permettra plus facilement le passage de l’univers familial ou culturel à la scolarisation.
    Ecole Elémentaire
    Organisée en cycles de trois ans, cycle des apprentissages fondamentaux (Grande section, CP, CE1), cycle des approfondissements (CE2, CM1, CM2), l’Ecole tente de compenser quelques inégalités. L’enjeu de l’élémentaire est de donner les fondamentaux à tous les élèves afin qu’ils puisent suivre au collège dit « unique ». Les élèves n’ont qu’un professeur qui est polyvalent.
    Le Collège
    Il s’agit de donner les mêmes repères, les mêmes savoirs à la fin de la scolarité obligatoire (16 ans), donc de donner des bases de culture générale, de préparer les élèves au travail autonome et de leur apprendre à exercer leur citoyenneté. Trois cycles sont prévus : le cycle d’adaptation (6ème), mise en place et consolidation des bases ; le cycle central (4ème et 5ème), acquisition des compétences et des méthodologies des diverses disciplines ; le cycle d’orientation (3ème), préparer le passage au lycée. Les élèves ont, comme au lycée, un professeur par discipline. En dehors de quelques options, toutes les disciplines sont obligatoires.
    Le Lycée
    Monument deux fois centenaire, le baccalauréat se présente comme le garant de l’égalité républicaine. Quelle que soit l’option retenue, il est censé offrir à tous les bacheliers la possibilité d’entrer dans l’enseignement supérieur et de suivre par la suite des études débouchant sur un emploi. Or les bacs n’offrent pas tous les mêmes possibilités en termes d’études et d’emploi. En fait, les 62 % de la classe d’âge qui réussissent le baccalauréat sont composés de 33% de bac général, 18% de bac technologique et 11% de bac professionnel. Les exclus sont ceux qui n’obtiennent pas de qualification. Le système s’est massifié mais des orientations de parcours existent (notamment pour les initiés qui choisissent les filières les plus sélectives) ; il y a des niches de non-démocratisation qui se sont maintenues.
    Pour sortir notre système de l’impasse, la solution ne serait-elle pas, en dehors du bac professionnel et du bac technologique, de mettre en place un seul bac où l’on apprécierait les performances dans toutes les disciplines (et pas seulement en mathématiques et en physique)? Ce diplôme donnerait ensuite accès à l’ensemble du supérieur, comme cela se pratique déjà dans de nombreux pays; en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Espagne, aux Etats-Unis. Sachant que la sélection s’opère alors à l’entrée dans l’enseignement Supérieur. Les pays nordiques, dont la Finlande ont également opté pour un tel dispositif.
    Les systèmes dits « élitistes », comme le nôtre, produiraient qualitativement de moins bons résultats. Parmi les membres de l’OCDE, la France se situerait ainsi au-dessous de la moyenne pour le niveau d’éducation de sa population active. Sur vingt pays nous arrivons en quinzième position très loin derrière le Royaume-Uni, mais aussi après l’Australie, la Finlande ou encore le Canada.
    La Finlande a fini par adopter un tel système, mais il reste encore parfois sur le terrain un vœu pieux ; les professeurs de collège ne veulent par exemple pas être confondus avec les professeurs des écoles dans un socle qui pourtant les rassemble désormais : l’école fondamentale.
    5,2 millions d’habitants peuplent un des plus grands pays d’Europe ; il est donc plus aisé pour le système éducatif finlandais de garantir l’éducation pour tous, même pour les populations du nord ou de l’est qui sont très peu nombreuses. Tous les acteurs du système que nous avons rencontrés disent la même chose : « personne ne doit être laissé de côté ». Comme en France, l’Egalité est un principe très important. L’éducation doit être garantie pour tous les citoyens sans considération de ***e, de lieu de résidence ou origine géographique, d’âge, de langue ou de statut économique. Quels que soient les choix de formation et d’orientation, chacun doit avoir le droit de s’arrêter momentanément et de continuer plus tard, même à l’âge adulte. Des moyens sont donc nécessaires et existent effectivement pour soutenir la formation. Sont prévues des bourses d’étude pour ceux qui en ont besoin, les transports et les repas étant toujours offerts, à quelque niveau que ce soit de la chaîne éducative et l’enseignement fondamental est gratuit pour tous, nationaux ou non. Cet enseignement n’étant pas considéré comme suffisant, le système est construit de telle sorte que chacun dispose de la possibilité d’entreprendre des études supérieures ou de recevoir une formation professionnelle. Les Finlandais entreprennent volontiers des études. Par exemple, si, dans les premières années de l’indépendance, moins de 2% d’une classe d’âge passait son baccalauréat, la barre des 15 % a été franchie dans les années 60 et depuis 1990 on est à plus de la moitié. Parallèlement existe une croissance de la formation professionnelle et une forte extension des études supérieures (l’enseignement professionnel supérieur est fondé dans les années 1990).


    La scolarité finlandaise de 6 à 16 ans
    L’enseignement pré-scolaire.
    L’éducation obligatoire ne commençant qu’à sept ans (les enseignants et les parents sont extrêmement attachés à ce principe, attendre que les enfants soient « mûrs » pour apprendre à lire), l’éducation pré-scolaire est facultative, les enfants y vont surtout à six ans, pour plus de 60 % de la classe d’âge, les autres entrent à sept ans à l’école. Pour les moins de six ans il existe donc des crèches gérées par le ministère des affaires sociales et de la santé.
    Cet enseignement est organisé soit dans les jardins d’enfants, soit dans des classes préparatoires fonctionnant dans les écoles fondamentales. Il n’y a pas d’évaluation, on y apprend en jouant et on apprend à apprendre, sans savoir qu’on apprend…
    Les enseignants sont recruté à bac + 3 . La participation des parents est jugée souhaitable, il leur est demandé une aide financière modérée, modulée selon les revenus des familles.
    Les grandes orientations du programme de l’enseignement pré-scolaire ont été déterminées en 1996. Elles se fondent sur le respect de l’individualité de l’enfant et sur l’importance de l’apprentissage actif et du travail en équipe. Le programme ne partage pas l’enseignement en matières distinctes ou en heures de cours, il comporte cependant différents objectifs et centres d’intérêt qui sont : le langage et la communication, les notions de mathématiques, la nature et l’environnement, la religion, la morale, la gymnastique, la santé et les arts. L’enseignement s’appuie sur les compétences, les expériences et les connaissances de l’enfant, il s’appuie sur le jeu et une approche positive de la vie. Un aspect primordial est accordé à l’initiative personnelle de l’enfant.
    Depuis 2001, la Finlande s’engage à ce tous les enfants de six ans bénéficient d’un enseignement pré-scolaire gratuit.
    La Scolarité Fondamentale : de 7 à 16 ans
    L’école doit être la même pendant neuf ans pour tout le monde, alors qu’avant on distinguait l’élémentaire, pendant six ans et le collège pendant trois ans ; ceci faisait que certains élèves n’envisageaient pas le collège. Depuis cette réforme des années 70, l’enseignement fondamental apparaît plus démocratique, plus égalitaire, sans sélection.
    Un enseignement de culture générale est dispensé à l’ensemble des classes d’âge. Il doit améliorer les possibilités des élèves de participer à une formation ultérieure et plus généralement de se développer eux-mêmes au cours de leur vie adulte.
    Chaque citoyen finlandais est soumis à une scolarité obligatoire de dix ans à compter de l’année de ses sept ans. A 17 ans révolus, l’obligation cesse.
    Pendant les six premières années, il y a en général un enseignant principal qui enseigne la plupart des matières. Dans les trois dernières années, l’enseignement se fait par discipline si bien que les enseignants sont spécialisés.
    Le programme comprend : langue maternelle et littérature, seconde langue nationale (suédois ou finnois, selon le cas), langues étrangères, connaissance de l’environnement, instruction civique, religion ou morale (enseignement non confessionnel), histoire, sciences sociales, mathématiques, physique, chimie, biologie, géographie, éducation physique et sportive, musique, dessin, travaux manuels et ménagers. La Direction nationale de l’enseignement définit les objectifs particuliers et les principaux contenus de l’enseignement en arrêtant les fondements des programmes scolaires. Sur ces bases, chaque établissement détermine son programme d’enseignement.
    Il n’y a aucune sélection et les redoublements et abandons sont extrêmement rares.

    Le lycée
    Après l’Education Fondamentale, à l’âge de 15-16 ans, 3 ou 4 possibilités peuvent se présenter :
    1) Les Lycées, le Bac, l’Ecole Générale Supérieure Secondaire (54%)
    2) La Formation Professionnelle, diplôme professionnel de base (36%)
    3) Une dixième année à l’Ecole Fondamentale (3%)
    4) Ceux qui font une pause et reprendront leurs études plus tard (7%)

    Le lycée fournit un enseignement de culture générale à des élèves de seize à dix-neuf ans environ. Il poursuit la formation assurée par l’école fondamentale et confère aux élèves le droit de poursuivre des études supérieures. Il est sanctionné par le diplôme du baccalauréat, plus facile à obtenir qu’en France puisqu’il n’y a pas de sélection et « ne servant à rien » puisqu’il faut passer un examen très difficile pour entrer à l’Université et pourtant tout aussi sacralisé voire plus qu’en France (il donne lieu à des rituels festifs…)
    Depuis 1982 l’enseignement au lycée est partagé en cours correspondant à environ trente-huit heures. L’année scolaire est divisée en cinq ou six périodes. Les élèves doivent faire leur plan d’études (nombre de cours obligatoires, pareil pour tous et cours approfondis, au choix, langues, sciences humaines ou pures, cours appliqués ou facultatifs, selon leur goût. Ceci étant très difficile à faire seul, il y a un cours d’orientation scolaire.
    L’année est divisée en 5 périodes, on consacre six semaines à l’étude et une semaine pour les examens de tout ce qui a été appris pendant la période de six semaines. Les élèves sont en groupes d’âges différents, cela dépend du parcours choisi. Un professeur n’a pas deux fois le même groupe. Il faut donc que chaque groupe soit une entité bien définie car il ne sera pas suivi lors de la période suivante.
    Pendant toute la durée du lycée, on recommande aux élèves de passer quelques cours en autonomie : programme décidé avec le professeur, calendrier de devoirs à rendre, examen comme les autres en fin de période, le professeur devient guide et l’examen peut être simplement oral.
    Le baccalauréat, sanctionnant les études au lycée est organisé au niveau national ; toutes les épreuves sont corrigées de manière centralisée et selon des critères communs. Il comporte quatre épreuves obligatoires : langue maternelle, seconde langue nationale (suédois ou finnois), première langue étrangère et au choix, mathématiques ou une épreuve combinant l’ensemble des autres matières. Les élèves peuvent passer en outre des épreuves facultatives. Deux sessions sont organisées, au printemps et à l’automne. Il est possible de passer l’examen en une fois, ou en partie, avec un maximum de trois tentatives.


    L’enseignement professionnel
    L’enseignement professionnel de base a pour objectif de donner aux élèves les connaissances et compétences nécessaires à leur qualification professionnelles et de les préparer à l’exercice d’un métier indépendant. La formation professionnelle de base est donnée dans pratiquement tous les secteurs par des établissements ou sous contrat d’apprentissage. L’obtention du diplôme de base de l’enseignement professionnel demande deux ou trois ans. Dans sa version longue de trois ans, il donne accès à l’enseignement supérieur.
    L’admission se fait après l’école fondamentale et la sélection principalement sur le dossier scolaire mais les établissements d’accueil sont aussi libres d’organiser des examens d’entrée ou des tests d’aptitude et de prendre en compte l’expérience professionnelle.


    L’enseignement supérieur
    Il est divisé en deux systèmes parallèles : les écoles supérieures professionnelles et les universités. Les universités ont en propre une activité de recherche scientifique et fondent leur enseignement sur elle. Les écoles professionnelles supérieures sont tournées vers le monde du travail et fondent leur activité sur les demandes qu’il peut faire en matière de haute qualification professionnelle. Le haut niveau de formation de la population est un point essentiel dans la stratégie développée par la Finlande. Dans toutes les filières une sélection s’opère.
    L’Enseignement Professionnel Supérieur
    Les écoles supérieures professionnelles proposent une formation supérieure dans des établissements polyvalents à des titulaires d’un diplôme général ou professionnel du second degré. Les études durent de 3,5 à 4 ans. Un nombre important de programmes de formations pour adultes a été mis en place. Le but des études correspondant aux diplômes décernés par les écoles supérieures professionnelles est de donner, sur la base des exigences posées par un monde du travail en développement constant, les qualifications nécessaires, tant au niveau des connaissances que des compétences pour atteindre l’excellence professionnelle. Ce système a été mis en place dans les années 1990 pour donner une formation supérieure de type non universitaire. Elles forment des experts dans les secteurs suivants : ressources naturelles, technique et transport, administration et commerce, tourisme, restauration et économie, santé et protection sociale, culture, enseignement et humanisme. Les études conduisant au diplôme durent trois ans et demi ou quatre ans, elles comprennent des disciplines générales ou spécialisées, des disciplines facultatives, des stages et un mémoire de fin d’étude.
    L’Enseignement Universitaire
    Les Universités délivrent des diplômes de premier, deuxième et troisième cycle et le doctorat. En général l’obtention du premier cycle demande trois ans, celle du deuxième cycle cinq ans. Le système universitaire se compose d’universités proprement dites et de grandes écoles spécialisées dans les sciences ou dans les arts qui ont aussi rang d’université. La tâche des universités est de faire progresser la recherche libre et la culture scientifique et artistique, de délivrer un enseignement supérieur fondé sur la recherche. Elles se doivent d’organiser leur fonctionnement en vue d’atteindre un haut niveau international dans la recherche, la formation et l’enseignement en respectant les principes de l’éthique et le bon usage scientifique.
    Il existe en Finlande vingt établissements de type universitaire : dix universités à vocation pluridisciplinaire, trois écoles polytechniques, trois grandes écoles de commerce et quatre écoles artistiques. Les universités jouissent d’une grande autonomie de décision. Elles sélectionnent elle-mêmes leurs étudiants. La compétition pour obtenir une place dans l’enseignement supérieur est rude : toutes les universités pratiquent à tous les niveaux un numerus clausus.


    La formation pour adultes
    Ces vingt dernières années la formation continue a pris une importance accrue dans l’organisation et la politique de l’éducation nationale.
    Dans les années 1990, le monde du travail et le marché de l’emploi ont été profondément modifiés, le niveau de qualification requis a augmenté. Ainsi l’apprentissage tout au long de la vie est-il devenu un principe essentiel dans l’orientation et la politique de l’éducation nationale.
    Un volet spécifique dans la formation des adultes est constitué des actions de formation réservées aux demandeurs d’emploi : ce sont divers cours ou stages de qualification professionnelle que le ministère du Travail finance. La formation continue est gratuite également.


    En conclusion
    Société sans clivages marqués, la société finlandaise est assez égalitaire. En comparaison, en France, les privilèges liés aux classes sociales sont bien enracinés, et se retrouvent dans le fonctionnement du système, indépendamment de la volonté d’égalité. En Finlande, toutes les classes sociales valorisent l’éducation. La réussite passe par les études. Tous semblent pousser à la réussite, tandis qu’en France, beaucoup de parents, d’enseignants et donc d’élèves semblent désabusés. La Finlande est le pays de l’OCDE où les différences en fonction de l’origine sociale sont les plus faibles. Elle est également très homogène culturellement (seulement 2% d’allochtones). L’enseignement y est entièrement public (1%) d’établissements privés). L’Etat intervient pour gommer les inégalités : les communes défavorisées reçoivent des subventions plus importantes.
    Les Finlandais ont mis l’accent sur l’apprentissage des langues et sur la lecture. Il y a deux langues officielles, le finnois et le suédois, dès 8 ou 9 ans l’enfant apprend une première langue étrangère, dès 10 ans il peut en apprendre une autre, à 13 ans il apprend une 2ème ou 3ème langue étrangère ; c’est bon pour le commerce et les vendeuses de chez Stockmann ont toutes un badge indiquant les quatre ou cinq langues étrangères parlées. Le français n’est pas mal placé, après être resté longtemps 3ème langue, le voici devancé par l’anglais. Les jeunes lisent beaucoup et les programmes télévisés sont tous sous-titrés.
    La Finlande est le pays le plus alphabétisé du monde (100%), cela suppose une très grande motivation de la part des Finlandais et cette motivation porte un nom : l’Europe dans laquelle elle veut exister à part entière, la Finlande est un pays qui témoigne d’une très grande ouverture et d’une très grande mobilisation.
     
    آخر تعديل بواسطة المشرف: ‏30 يناير 2016
  2. #2
    ابراهيم بوستة

    ابراهيم بوستة مدون متميز


    بسم الله الرحمن الرحيم شـكــ وبارك الله فيك ـــرا لك ... لك مني أجمل تحية .


     
  3. #3
    جمال

    جمال مدون فعال

    شـكــ وبارك الله فيك ـــرا لك ... لك مني أجمل تحية . 4
     
  4. #4
    khaldmed

    khaldmed مدون مجتهد

    شـكــ وبارك الله فيك ـــرا لك ... لك مني أجمل تحية .
     
  5. #5
    حميد1

    حميد1 مدون بارز

    ونحن مع من سنقارن أنفسنا ؟ وماذا سيفعل تجار المناهج عندنا السنة المقبلة ؟؟