LES FIGURES de style

  1. #1
    magh-ara

    magh-ara مدون جديد

    I. LES FIGURES DE L'ANALOGIE
    a- La COMPARAISON: elle rapproche deux éléments comportant une caractéristique commune, une analogie (le terme comparé et le terme comparant), à l'aide d'un mot comparatif (comme, pareil à, semblable à, il semble etc.).
    Ex. : "...un Hémon exigeant et fidèle, comme moi" Antigone
    b- La MÉTAPHORE : c'est une comparaison sans terme comparatif, la forme la plus condensée d'image. Cette assimilation directe du comparé et du comparant peut créer des images surprenantes et d'une grande densité.
    Ex. : "Tu es l’orgueil d’Œdipe", "L’humain vous gêne aux entournures dans la famille." Antigone
    c- Les IMAGES: terme générique englobant comparaisons et métaphores. On distingue :
    - le cliché: changer son fusil d'épaule, la neige recouvre la terre d'un blanc manteau...
    - l'image réveillée: l'ensoleillement de sa voix dorée (voix dorée=cliché)
    - l'image neuve: Soleil cou coupé... d'Apollinaire.
    d- L'ALLÉGORIE : elle consiste à représenter de façon imagée, en la matérialisant, une idée abstraite.
    C'est une image littéraire dont le phore (comparant) est appliqué au thème (sujet comparé) non globalement comme dans la métaphore, mais élément par élément ou du moins avec une personnification.
    Ex. : Mon beau navire ô ma mémoire / Avons-nous assez navigué / Dans une onde mauvaise à boire / Avons-nous assez divagué / De la belle aube au triste soir ... Guillaume Apollinaire
    Ici la mémoire est matérialisée par l'image du navire à la dérive.
    La rêverie... une jeune femme merveilleuse, imprévisible, tendre, énigmatique, à qui je ne demande jamais compte de ses fugues... André Breton
    e- La PERSONNIFICATION: cette figure consiste à évoquer un objet ou une idée sous les traits d'un être humain.
    Ex. : "Le jardin dormait encore." Antigone
    f- Le SYMBOLE: Expression indirecte au moyen d'un récit, fable, d'images qui suggèrent ce qu'on veut exprimer. On distingue le sens littéral du sens symbolique. Le symbole est un système de métaphores suivies.
    Ex. L'albatros de Baudelaire, le pélican de "La nuit de mai" de Musset
    II. LES FIGURES DE LA SUBSTITUTION
    a- La MÉTONYMIE (échange de noms): elle remplace un terme par un autre qui est lié au premier par un rapport logique. Les deux éléments appartiennent au même ensemble, sont liés par un rapport de contiguïté. . Elle peut substituer :
    -le contenant au contenu (ex. boire un verre),
    -l'effet à la cause (ex. Socrate a bu la mort = le poison qui l'a tué),
    -le symbole à la chose (ex. les lauriers = la gloire),
    -l'objet à l'utilisateur (ex. le premier violon = le premier violoniste),
    -l'auteur à son oeuvre (ex. lire un Zola), etc.
    b- La SYNECDOQUE (inclusion): c'est une variété de métonymie; c'est un trope permettant de désigner quelque chose par un terme dont le sens inclut celui du terme propre. Elle permet d'exprimer un tout par une de ses parties, un objet par sa matière, et vice-versa.
    Ex. : Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur. " Victor Hugo (" les voiles " = les bateaux à voiles)
    Une tête si chère; une lame; le cèdre (coffret de cèdre)...
    c- La PÉRIPHRASE : elle remplace un mot par sa définition.
    Ex. : "...le fils brun et blond d'Edwige la désolée" (= Oluf), (Le Chevalier Double)
    d- L' ANTIPHRASE (procédé de base de l' ironie) : cette figure consiste à exprimer une idée par son contraire, dans une intention ironique.
    Ex. LA NOURRICE, éclate.
    Ah ! c'est du joli ! c'est du propre ! Toi, la fille d'un roi ! (en réalité, elle veut dire que c'est une honte d'avoir un amant!)
    e- La LITOTE : elle consiste à dire peu pour suggérer beaucoup. Le verbe est souvent a la forme négative.
    Ex. : --Va, je ne te hais point ! Pierre Corneille (Par ces mots, Chimène fait comprendre à Rodrigue qu'elle l'aime.)
    f- L'EUPHÉMISME: cette figure permet d'atténuer une idée déplaisante
    Ex. : demandeur d'emploi (= chômeur), la disparition (= la mort).
    III. LES FIGURES DE L'OPPOSITION
    a- L'ANTITHÈSE: elle met en parallèle deux mots désignant des réalités opposées. Cette forte opposition, souvent renforcée par un parallélisme de construction, permet de mettre vigoureusement en valeur une idée.
    Ex. : Car tout être de chair jette indifféremment / Mêmes cris pour la mort et pour l'enfantement. Louis Aragon
    b- L'OXYMORE ou alliance de mots: cette figure est une variété d'antithèse. Deux mots désignant des réalités contradictoires sont étroitement liés par la syntaxe. Ex.: Je sais que c'est la coutume / D'adorer ces nains géants." Victor Hugo (" nains géants " = les hommes)
    -Cette obscure clarté qui tombe des étoiles...
    -...se cacha du mieux qu'il put pendant cette boucherie héroïque. (Candide)
    c- Le CHIASME : cette figure est un effet de rythme. Les éléments de deux groupes parallèles sont inversés. Le chiasme peut souligner l'union de deux réalités ou renforcer une antithèse.
    Ex.: La neige fait au nord ce qu'au sud fait le sable. Victor Hugo
    IV. LES FIGURES DE L'OMISSION
    a- L'ELLIPSE : c'est la suppression de termes qui seraient grammaticalement nécessaires. Seuls subsistent dans l'énoncé les mots chargés de sens.
    Ex. : " Non. Pas mauvaise."Antigone
    Ex. : Ouf! Café, bain, travail... Deux pages par jour, d'accord? Philippe Sollers
    b- La PRÉTÉRITION: on déclare passer sous silence une chose sur laquelle on attire néanmoins l'attention, par un procédé indirect.
    Ex. : Je pourrais faire remarquer que (Mme la duchesse) connaissait si bien la beauté des ouvrages de l'esprit... mais pourquoi m'étendre? Bossuet


    V. LES FIGURES DE L'AMPLIFICATION ET DE L'INSISTANCE
    a- L'HYPERBOLE : elle amplifie une idée parfois jusqu'à l'exagération pour la mettre en relief.
    Ex. : "Maître, regardez comme la neige tombe, comme le vent siffle et fait ployer jusqu'à terre la cime des sapins..."(Le Chevalier Double).
    b- La GRADATION : cette figure sert à créer un effet de dramatisation en ordonnant dans l'énoncé des termes de force croissante, dont le dernier est fréquemment hyberbolique.
    Ex. "Va, cours, vole et nous venge." Pierre Corneille
    c- L'ANAPHORE : cette figure se caractérise par l'emploi répété d'un terme en tête d'un groupe de mots ou d'une phrase.
    Ex. : ANTIGONE: O tombeau! O lit nuptial ! O ma demeure souterraine !...
    VI. DIVERS
    a- ACROSTICHE: poème dont on peut lire le sujet, le nom de l'auteur, du dédicataire dans un mot vertical formé par les initiales de chacun des vers.
    b- ALLITÉRATION: répétition des mêmes phonèmes, de mêmes syllabes pour produire un effet, par exemple un effet d'harmonie imitative.
    Ex. : Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes?
    c- ANACOLUTHE: rupture volontaire de construction syntaxique.
    Ex.: Le roman n'est pas pressé comme au théâtre.
    fin de l'albatros de Baudelaire: Exilé sur le sol au milieu des huées, / Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
    d- ANTANACLASE: consiste à reprendre les mots (souvent de l'interlocuteur) en leur donnant une autre signification.
    Ex.: Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas. Pascal
    e- ANTONOMASE: employer un nom propre pour un nom commun.
    Ex.: c'est un Harpagon = un avare
    f- ASYNDÈTE: consiste à enlever les conjonctions qui devraient unir les différentes parties d'une phrase.
    Ex.: bon gré, mal gré.
    Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu.
    g- CATACHRÈSE: La langue ne semblant pas avoir de termes propres, on a recours à une dénomination tropologique qui parfois se lexicalise.
    Ex.: faire un créneau, une salade de fruits.
    h- HYPALLAGE: souvent un transfert d'adjectifs; consiste à attribuer à certains mots d'une phrase ce qui convient à d'autres mots de la même phrase.
    Ex.: de guerre lasse= las de la guerre; il enfonça son chapeau dans sa tête.
    i- HYPERBATE: alors qu'une phrase paraît finie, on y ajoute un mot, un syntagme qui se trouve mis ainsi en évidence.
    Ex.: La nuit m'habitera // et ses pièges tragiques.
    j- HYPOTYPOSE: peint les choses d'une manière si vive et si énergique qu'elle les met en quelque sorte sous les yeux, et fait d'un récit ou d'une de******ion une image, un tableau ou une scène.
    Ex.: "Oluf, sur son grand cheval à formes d'éléphant, dont il laboure les flancs à coups d'éperon, s'avance dans la campagne ; il traverse le lac, dont le froid n'a fait qu'un seul bloc de glace, où les poissons sont enchâssés, les nageoires étendues, comme des pétrifications dans la pâte du marbre ; les quatre fers du cheval, armés de crochets, mordent solidement la dure surface ; un brouillard, produit par sa sueur et sa respiration, l'enveloppe et le suit ; on dirait qu'il galope dans un nuage ; les deux chiens, Murg et Fenris, soufflent, de chaque côté de leur maître, par leurs naseaux sanglants, de longs jets de fumée comme des animaux fabuleux." (Le Chevalier Double)
    k- ONOMATOPÉE: formation de mots par harmonie imitative.
    Ex.: frou-frou, cocorico
    l- PARATAXE: disposer côte à côte deux propositions sans marquer le rapport de dépendance qui les unit
    Ex. : Vous viendrez, j'espère? =j'espère que vous viendrez.
    m- PARONOMASE: employer côte à côte deux paronymes.
    Ex.: Traduttore, traditore.(= traduire c'est trahir)
    n- PROSOPOPÉE: consiste à prêter la parole à une personne morte, absente, à un être inanimé, à une abstraction.
    Ex. : prosopopée de la Sagesse de Dieu dans la Bible; de Fabricius chez Rousseau, des Lois chez Platon.
    o- TROPES: ce sont les figures de style dans lesquelles on emploie les mots avec un sens différent de leur sens habituel.
    p- ZEUGMA: infraction à la règle de l'harmonie des termes coordonnés.
    Ex.: Vêtu de probité candide et de lin blanc. V. Hugo


     
    آخر تعديل بواسطة المشرف: ‏31 يناير 2016
  2. #2
    chinwia

    chinwia مدون جديد

    رد: LES FIGURES de style

    ya rien a ajoute cool


     
  3. #3
    Prof Adam

    Prof Adam مدون مجتهد

    رد: LES FIGURES de style

    موفق بإذن الله ... لك مني أطيب تحية
     
  4. #4
    fatima zahrae

    fatima zahrae مدون مشارك